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objectif
L’objectif de ce stage est de développer la capacité d’exprimer sa propre identité psychologique via le médium photographique mais aussi via d’autres médiums artistiques tels que le dessin, la peinture, la sculpture.
Egalement, il s’agira de mieux comprendre l’esthétique de la photographie de Roger Ballen et sa pratique artistique ainsi qu’une approche du marché de l’art et ce qu’elle implique.
PUBLIC VISÉ
Photographes professionnels, artistes, auteurs.
Biographie
Né à New York en 1950, Roger Ballen, qui vit et travaille à Johannesburg, en Afrique du Sud, depuis 1982, est un artiste majeur de la scène contemporaine.
Après des études de géologie, Roger Ballen obtient en 1981 son doctorat en économie minière et travaille dans l’exploration du minerai. Mais c’est muni de son appareil photo qu’il se livre à une tout autre activité, dès 1983, pour creuser, dit-il, les strates de sa propre vie interne et percer la couche externe d’un pays pauvre et profondément rural, bien éloignée des clichés d’une Afrique du Sud moderne et puissante, afin de révéler les anomalies visuelles et culturelles comme les signes d’une culture agonisante.
Cependant, à partir de 1995, les expérimentations visuelles de Ballen rendent continuellement incertaines les frontières entre réalité et fiction. Dans des univers clos, saturés de dessins, photos, graffitis, mais aussi de fils suspendus, et où le mur est essentiel dans la construction de l’image, se jouent des histoires qui viennent bousculer notre regard et explorer les profondeurs de la condition humaine. Autant mystérieuses qu’explicites, les œuvres de Roger Ballen se veulent des moments révélateurs permettant au visiteur de saisir ce qui demeure inexplicable. Elles invitent le spectateur à pénétrer dans son esprit pour un voyage extrême. Elles cherchent aussi à libérer les pensées et les sentiments refoulés en invoquant les thèmes de la marginalité, de l’étrangeté, de la relation de l’humain au monde animal, des archétypes universels de la psyché et des expériences d’altérité.
Roger Ballen décline ainsi, depuis plus de quarante ans, les méandres de son inconscient à travers l’élaboration de mises en scène qui oscillent entre rêve et réalité. Son utilisation du format carré et de noirs et blancs, à la fois denses et austères, et son esthétique « ballenesque », telle qu’il la nomme pour mieux la revendiquer, inscrit son travail dans la photographie plasticienne dont il continue de bouleverser les codes iconographiques.







