Fabien Legay

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Fabien Legay

Communauté chinoise à Paris

de Fabien Legay (Belgique)

Je suis photographe indépendant depuis 2005. Différents travaux personnels et de commande m’ont amené à m’intéresser à des thématiques comme l’immigration, la désindustrialisation ou la vie quotidienne dans les quartiers populaires en France. Parmi les auteurs-photographes qui ont nourri mon parcours, Patrick Zachmann a d’emblée occupé une place particulière.


Portfolio du workshop Documentaire avec Patrick Zachmann, Juin 2012.

Revue écrite par

XAVIER CANONNE  
Directeur du Musée de la Photographie, Charleroi, Belgique
J’ai apprécié la construction en diptyque des images de Fabien Legay. S’il y a peu de photographies en cette série réalisée durant trois jours d’ateliers, Fabian Legay y témoigne pourtant d’une réelle concision et d’un sens de la composition qui lui permettent de s’immerger rapidement dans le sujet qu’il s’est choisi, une qualité que j’apprécie et qu’il convient de mentionner. Associant le noir et le blanc, l’image et l’écriture, le portrait et l’objet, il se détourne pourtant de la démarche formelle ou de l’entreprise esthétique en traduisant l’ambiance d’une communauté chinoise, elle-même partagée entre le monde moderne et la tradition, entre le passé et le présent.

Ses images mouvantes, prises sur le vif, qui s’imprègnent d’une influence cinématographique, livrent l’essentiel de l’information sans s’avérer illustratives ou redondantes. La confrontation du noir et blanc et de la couleur s’avère donc riche en possibilités de lectures malgré le piège du «procédé» que Fabien Legay a su éviter. Deux formes d’informations visuelles sont donc ici confrontées, l’écriture chinoise ou le document ancien et la présence de visages comme un fil conducteur : loin de s’opposer, les deux discours s’établissent en contrepoint, Legay ayant traité sa couleur de façon subtile, à l’image de ses noirs et blancs en neutralisant les contrastes trop accentués.

J’en retiens également la composition visuelle, j’oserai presque le terme de «montage» en référence au cinéma évoqué plus haut. Je note, visitant son website, que cette construction du général au particulier – gros plan et paysage par exemple – de l’association noir et blanc / couleur existent également dans des séries comme Bercé par la Meuse en une forme plus posée ou plus rapide telle celle de Palermo évoquant un peu la dimension photographique d’un Bernard Plossu. Elles confortent cette impression de «style» que s’est forgé Legay, plus facile à imposer par le livre que par l’exposition toutefois.

C’est là peut-être un point sur lequel Fabien Legay devra se pencher, la formulation et la présentation de son travail photographique qui me paraît, en cette série tout au moins, être plus de l’ordre du livre que de l’accrochage, les deux propos n’étant d’ailleurs pas incompatibles, mais la forme du diptyque et l’aspect de narration conviendraient plus à mon sens à la page qu’à l’encadrement.


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